Et voilà, le Salon du livre et de la presse de Genève s'est achevé hier et a mis fin, par la même occasion, à mes bonnes résolutions PALesques, tout en me mettant K-O pour faire bien les choses.
Car oui, difficile de résister à cinq journées passées au milieu de centaines et de centaines de tentations quotidiennes, de toutes ces nouveautés livresques étalées devant vous, de tous ces titres notés dans votre LAL et que vous vous jurez à chaque fois de ne pas oublier à votre prochaine visite en librairie. Et encore, je crois que j'ai limité la casse, n'ayant pas eu le temps de repérer beaucoup de nouvelles tentations chez vous ces dernières semaines.
A force de courir d'allées en allées chassant le roman québécois impossible à trouver ailleurs, de parcourir d'avant en arrière le stand à la recherche de l'auteur en S qui se retrouve parmi les A, de jouer des coudes pour aller prendre de l'air et apprécier un peu de calme lors des journées des classes scolaires, avant d'attaquer un week-end pluvieux et donc bien rempli au Salon et un démontage dimanche en fin de journée pour repartir au boulot ce matin à 7h00... bref, je suis sur les rotules, battue à plat de couture par la Salon mais heureuse de ma semaine.
Dans un Salon du livre amputé d'un nombre important de stands, sur une surface bien diminuée et, seul point positif, bien aérée du coup, j'ai quand même réussi à trouver mon bonheur. J'ai par exemple beaucoup aimé l'exposition de l'équipe déjantée de Plonk et Replonk, ainsi que celle consacrée aux 20 ans de Titeuf. J'ai trouvé sympa le concert de Keziah Jones le vendredi soir et intéressant le choix de conférences offert tout au long de ces cinq jours. J'ai bien aimé l'arrangement par librairies thématiques, autour de la littérature suisse, de la cuisine ou du développement personnel, mais je regrette beaucoup l'absence de plusieurs grands éditeurs. Je trouve également décevant l'absence de livres en anglais dans une ville comme Genève, sans mentionner le stand SOLDES proposé les autres années par l'OLF qui me fournissait en vo pour douze mois. Vous allez me dire, j'ai au moins épargné un peu ma PAL... Dommage également le peu de visibilité de l'hôte d'honneur, le Mexique, qui avait un stand très classe et zen, dans des tons froids de blanc et de turquoise et qui du coup paraissait presque transparent.
Côté auteurs, j'ai eu peu de temps pour faire la causette. J'ai quand même eu l'occasion de rencontrer Joël Dicker, bien occupé à dédicacer pour une longue file de fans qui serpentait tout autour du stand suisse. J'ai aussi vu Douglas Kennedy et Tatiana de Rosnay, autres grandes stars du Salon, qui n'ont toutefois pas réussi à me donner envie de lire enfin un de leurs livres. J'ai écouté Pierre Béguin parler de son livre Vous ne connaitrez ni le jour ni l'heure sur le suicide assisté. J'ai discuté avec plaisir avec le sympathique Max Lobe, auteur de 39, rue de Berne dont je vous parlais ici. J'ai, par la même occasion, découvert l'initiative Parrains&Poulains lancée par le Salon, ou la création de cinq tandems littéraires suisses entre des écrivains confirmés et les nouveaux espoirs. Max Lobe était ainsi coaché par Jean-Louis Kuffer, Aude Seigne par Daniel de Roulet, Isabelle Aeschlimann par Jean-Michel Olivier, Quentin Mouron par Anne Cuneo et enfin Anne-Frédérique Rochat par Amélie Plume. Une initiative qui s'inscrit bien dans la relance de la littérature romande mise en lumière cette année par le succès de Joël Dicker. Alors on peut être étonné, voire dubitatif sur le succès incroyable de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (d'ailleurs, j'ai toujours un billet à pondre sur le sujet), je suis pour ma part enchantée du coup de fouet et de la confiance que cela peut donner aux auteurs de la région. Enfin, j'ai obtenu une jolie dédicace de Benjamin Lacombe et ai discuté avec Carlos Salem, aussi déjanté que je l'imaginais.
Résultat final de ces cinq jours:
Les contes macabres de Benjamin Lacombe
Les Amants de Francfort de Michel Quint
Chambre Froide de Minette Walters
No impact man de Colin Beavan
Alzheimer mon amour de Cécile Huguenin
Green River de Tim Willocks
Chrysis de Jim Fergus
Les Apparences de Gillian Flynn
La Lignée de Guillermo del Toro et Chuck Hogan
Tijuana Straits de Kem Nunn
ainsi que quelques livres de cuisine, une tonne de catalogues, une collection entière de marque-pages et des gadgets à profusion.
YA DU BOULOT!















